Le thème de l’inflation risque fort d’être au centre des discussions durant la campagne des présidentielles de 2011 en Argentine.
Après quelques mois à 1% seulement d’augmentation mensuelle, les prix se sont en effet réenvolés en juillet avec 1,5% d’inflation, et tout porte à croire que l’augmentation annuelle sera de l’ordre de 24 à 25% au dernier trimestre 2010.
La tranquilité apparente des mois de mai et juin en terme d’inflation s’explique en grande partie par la réduction temporaire des prix de l’énergie. Mais ceux-ci ont été réévalués en août et le seront à nouveau en octobre.
L’inflation de base, qui exclut les prix saisonniers et réglementés, en particulier l’énergie, est supérieure à l’inflation générale, atteingnant 24,7% en juillet dernier. Et les augmentations de prix ne sont pas imputables à un petit nombre de produits ou de services, mais au contraire touchent une grande majorité d’entre eux, comme l’indique le niveau de l’indice de diffusion, qui depuis mars reste au-dessus de 70% pour tous les types de produits, et supérieur à 80% pour l’alimentation et les boissons.
La stratégie du gouvernement pour stimuler la consommation se complique pour deux raisons : les revenus réels (salaires et pensions) ne suivent pas, en dépis des réévaluations fréquentes, et par ailleurs l’inflation touche encore plus fortement la nourriture et les boissons (35% de hausse au cours des 5 derniers mois), dépenses incompressibles pour les ménages.
Difficile aussi pour les politiques de protéger le pouvoir d’achat dans un pays où 45% des travailleurs sont indépendants, donc sans augmentation de salaire formelle.
À suivre pour savoir qui aura des idées pour enrayer ce mécanisme…ce que les économistes n’envisagent pas avant la fin de 2011.
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