Aujourd’hui, l’Argentine a adopté une loi limitant l’activité minière dans les zones proches des glaciers argentins. Cette loi a pour objectif de restreindre l’activité minière pour protéger les glaciers, qui sont vitaux pour l’environnement.
Le texte, voté par 35 voix contre 33, interdit toute exploitation à ciel ouvert dans les zones où se situent les glaciers et autour d’elles. C’est une version assez stricte qui a été adoptée, rejetant le texte de loi moins exigeant qui était soutenu par les provinces dépendant de cette activité minière.
Et ce sont les investisseurs canadiens qui risquent de subir les conséquences de cette limitation. En 2008, le veto de la présidente Cristina Kirchner contre une première loi de protection des glaciers avait permis le lancement d’un important projet de la compagnie canadienne Barrick Gold à San Juan. Ce projet prévoit l’exploitation d’une des principales mines d’or du monde : Pascua Lama. Trois milliards de dollars ont été investis pour au total 25 ans d’exploitation.
Glacier Patagonie - Photo : Bertrand Mahé
En amont, deux « clans » s’étaient affrontés sur le sujet. « Les glaciers sont le grand réservoir d’eau, source de tous les bassins de l’Atlantique et du Pacifique » avait déclaré l’expert Javier Rodriguez Pardo. Soucieux de l’environnement il avait ajouté : « Si l’eau est contaminée, ce sont les champs cultivés, la faune et l’ensemble de l’écosystème qui sont touchés ».
Au contraire, ceux qui défendaient la poursuite des activités minières ne voulaient aucune loi car leur intérêt économique était en jeu. Un mineur avoue en effet : « Nous pourrions perdre notre travail ».
L’Argentine fait partie des dix premiers producteurs mondiaux d’or et sa production a augmenté de 6.000% entre 2003 et 2008.
Source : Cyberpresse.ca
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