La protestation des étudiants argentins continue et prend encore plus d’ampleur : ce jeudi, des milliers de jeunes ont marché vers le palais présidentiel à Buenos Aires pour manifester leur mécontentement face aux problèmes d’infrastructures constatés dans leurs établissements scolaires.
Le problème de fond de ces manifestations : la remise en question de l’éducation publique et des conditions précaires des établissements universitaires et secondaires. Les exemples cités révèlent l’état désastreux des écoles et universités publiques : manque de chauffage, mauvais systèmes électriques, plafonds qui coulent etc.
Mauricio Macri en visite dans une école de Buenos Aires
Tout avait commencé dans le secondaire il y a quelques semaines, où une trentaine d’écoles de Buenos Aires avaient été bloquées par des élèves en colère. Le mouvement a ensuite touché le milieu universitaire où des étudiants et des enseignants ont occupé une douzaine de facultés cette semaine.
La marche de ce jeudi a réuni tous les mécontents et toutes les revendications. Les principales cibles de ces protestations : le chef du gouvernement de Buenos Aires Mauricio Macri, qui gère le financement des écoles secondaires, et la Présidente Cristina Kirchner, dont le gouvernement s’occupe de la gestion des universités publiques.
Les étudiants ont transporté un crayon géant en forme de cercueil ainsi qu’une croix : symboles de la mort de l’éducation publique.
Mais le symbole du crayon est également une référence historique : ce jeudi on célébrait le triste 34ème anniversaire de la «nuit des Crayons», lors de laquelle des étudiants manifestant sous la dictature avaient été enlevés et assassinés par la police.
En réponse à ces soulèvements, le ministère de l’Éducation de Buenos Aires a déploré la précarité des conditions de certaines écoles de la Capitale, dû à un manque de budget, mais a affirmé que cela concernait “seulement” 100 des 1200 écoles de la ville.
Le gouvernement quant-à lui déclare consacrer 6,45% de son PIB à l’éducation publique. Mais ce qu’il ne précise pas, c’est que cet argent suffit à peine à payer les salaires des enseignants, et qu’il n’y a donc quasi-aucun budget consacré aux infrastructures…
Source : Journalmetro.com
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