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Le tango en Argentine

Les ori­gines du

Les ori­gines du res­tent jusqu’à main­te­nant assez floues mais son his­toire est étroi­te­ment liée à celle de , deve­nue terre d’accueil pour les immi­grants euro­péens de la fin du XXème siècle, venus y cher­cher la réus­site et la fortune.

Ces immi­grés, espa­gnols, polo­nais alle­mands et sur­tout ita­liens sont arri­vés à dans les années 1880 et se sont ins­tal­lés en péri­phé­rie de la ville, dans des quar­tiers pauvres (arra­bales), loin de leurs familles et de leurs pays. Dans cette soli­tude, cette nos­tal­gie et cette recherche de sen­sua­lité, ils trou­vèrent du récon­fort en dan­sant avec les ser­veuses des s et les pros­ti­tuées des mai­sons closes.

à La Boca () – Photo : Alex Proimos

Les orchestres accom­pa­gnant les dan­seurs mêlaient des ins­tru­ments et des sono­ri­tés d’origines tout aussi diverses : le ban­do­néon d’origine ger­ma­nique et la de la jouant des airs espa­gnols et des mélo­dies ita­liennes sou­te­nues par le rythme du can­dombe afri­cain. Plus tard, on y ajouta du piano et des textes chan­tés en lun­fardo (argot de ), qui racon­taient la vie por­tuaire, la nos­tal­gie, la pau­vreté, l’amour pas­sionné et vain.

Le devenu fierté nationale

Le a donc des ori­gines popu­laires, et même vul­gaires, mais cette danse sédui­sit de nom­breux jeunes de la haute société argen­tine qui l’exportèrent ensuite dans toute l’Europe et aux Etats-Unis. Et au début du XXème siècle, le enri­chi et plus élaboré béné­fi­cia d’une célé­brité incroyable jusqu’à la bour­geoi­sie de , qui com­mença à voir en lui un sym­bole natio­nal. C’est seule­ment à ce moment là que com­mença l’âge d’or du .

Source : Paco Romero

Le com­mença donc comme une danse, mais peu à peu le chanté devint extrê­me­ment popu­laire entre autres grâce à une star, Carlos Gardel. Et bien que né en France (à Toulouse), Gardel repré­sente jusqu’à ce jour la figure de l’immigré modeste, porte parole du dans le monde entier. Il enre­gis­tra de nom­breux disques et devint une véri­table star en Amérique Latine mais aussi aux Etats-Unis et en Europe. Il connut une mort tra­gique, per­dant la vie dans un acci­dent d’avion en 1935. Aujourd’hui encore, l’ombre de Carlos Gardel plane sur l’Argentine et les réfé­rences au chan­teur ne se comptent plus dans les rues de la capitale.

Le aujourd’hui

Aujourd’hui, le est tou­jours très pré­sent dans la culture argen­tine et les milon­gas où des bals de sont orga­ni­sés, ne désem­plissent pas. Aujourd’hui, on y trouve davan­tage de jeunes gens, du fait d’un regain d’intérêt pour cette danse depuis quelques années.

Photo : Henrik Schröder

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