Les Argentins envisagent depuis peu de revoir leurs règles de réception des touristes espagnols, selon le principe de réciprocité.
En octobre dernier, le Consulat à Madrid a en effet répertorié 2 nouveaux cas (une professeur d’histoire et une assistante maternelle venue assister à la naissance de son petit-fils) de renvoi direct en Argentine depuis Barajas, l’aéroport de Madrid, sans pouvoir entrer dans le pays.
Aéroport de Barajas - Photo : reservadecoches.com
Même si ces cas n’ont aucun rapport entre eux et les motifs de visite en Europe étaient différents, ce type de démarches, de plus en plus fréquentes de la part des autorités espagnoles, préoccupe les responsables argentins. D’autant que Madrid est une porte d’entrée importante, sans doute même la principale, pour les Argentins en Europe.
De nombreuses plaintes d’Argentins sont enregistrées par ailleurs pour mauvais traitements à leur encontre à l’aéroport de Barajas. Le Consul sur place a confié qu’il était en train de résoudre ce problème de fond. Si la situation persiste, il est fort possible que les autorités ici en Argentine fassent appliquer aux Espagnols la règle de réciprocité des documents nécessaires pour entrer sur leur sol.
Dans ce cas, la liste des documents requis s’allongera , avec entre autres un certificat d’hébergement demandé automatiquement, etc… Les autorités argentines veulent surtout veiller à ce que cesse toute discrimination, dûe la plupart du temps à des failles de la législation espagnole dont profitent certaines personnes à Madrid.
Ceci dit, ont rétorqués les Espagnols, il y a aussi des cas de plaintes d’Argentins qui ne sont pas justifiées, comme en cas de manquement d’un papier indispensable. Et ces cas de renvoi au pays restent relativement exceptionnels : environ 80 par mois sur un total d’environ 150.000 voyageurs argentins.
Certes, seulement ces 80 cas étaient justement en possession des nombreux documents exigés à la frontière :
- un passeport valide pendant 6 mois,
- la justification d’entre 63 et 65 euros par jour sur toute la durée du séjour,
- un certificat de logement officiel ou la réservation de l’hôtel (avec la confirmation du paiement d’au moins la moitié des nuitées),
- une assurance santé internationale couvrant jusqu’à 30.000 euros,
- et un billet d’avion retour (à moins de 90 jours) !
Tous ces papiers sont demandés pour que le passager puisse prouver sa bonne foi en tant que « touriste » sur le sol espagnol.
Les contrôles à Madrid ont commencé à se durcir en 2007. Aujourd’hui, selon plusieurs témoignages, ces contrôles sont effectués de manière très aléatoires selon la personne. Mais depuis la crise économique qui touche durement l’Espagne (plus de 4 millions de chômeurs actuellement), ils sont glogalement beaucoup plus sévères.
Ce problème d’accueil des Argentins là-bas n’est donc pas prêt d’être réglé… Les deux parties ont promis de se rencontrer prochainement pour en discutter à nouveau, afin d’éviter les abus. Sinon, ce sera la réciprocité… Cela avait déjà très bien fonctionné au Brésil il y a quelques années, lorsque les Brésiliens ont infligé ce principe aux Espagnols : les soucis de discrimination se sont apaisés en peu de temps, comme par magie…
Source : Analizan pedir más requisitos para los españoles que visiten la Argentina
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