Selon les historiens et les organisations des droits de l’homme près de 30 000 personnes auraient disparues sous la dictature militaire argentine (1976-1983). Mais depuis 2007 une campagne nationale a été mise en place afin d’accélérer le processus d’identification des disparus : depuis, près de cent soixante-dix personnes ont été identifiées.
Les grands-mères de la place de Mai - Photo : Bertrand Mahé
Grâce à la mobilisation de moyens importants, l’Etat propose aux Argentins qui le veulent des prises de sang afin d’effectuer des tests ADN. Ces tests peuvent permettre à certains de découvrir un lien de parenté avec les corps retrouvés après la dictature, et pour la plupart desquels des os ont été conservés dans des hôpitaux mis à disposition par l’Etat, ou encore de confirmer un pressentiment, un doute, concernant une adoption qui aurait été cachée.
Car l’histoire des “enfants volés” comme on les appelle, continue à faire scandale en Argentine : des enfants ont été adoptés illégalement par des familles de militaires, enlevés à leurs parents biologiques souvent portés disparus depuis.
Nora Etchenique, directrice du centre d’hémothérapie de La Plata, explique : “Ces gens viennent ici avec toutes leurs angoisses et leurs questions sans réponse. C’est à l’Etat, qui a ôté l’identité à toutes ces personnes, de la leur rendre”.
Récemment encore un français, Eric Domergue, avait identifié le corps de son frère porté disparu grâce à des prises de sang.
Source : LeMonde.fr
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