Il était le dernier chef de l’armée de la dictature militaire et était détenu pour crime contre l’humanité : Cristiano Nicolaides est décédé avant-hier à Córdoba à l’âge de 86 ans d’une complication pulmonaire.
Assigné à résidence, Nicolaides était dans l’attente de son jugement qui devait avoir lieu le 7 mars prochain au tribunal Fédéral de Buenos Aires. Il avait été tenu pour responsable de 33 cas d’appropriation de mineurs dans le processus du « Plan Systématique » durant la dernière dictature, et dans lequel ont été inculpés Jorge Raphaël Videla, Reynaldo Bignone et quatre autres accusés.
Après la guerre des Malouines, Nicolaides avait été désigné chef de l’armée en juin 1982, en remplacement à Leopoldo Fortunato Galtieri. En intégrant ainsi, avec Rubén Oscar Franco et Augusto Jorge Hughes, la quatrième junte militaire, il participa à la dernière dictature de pays autoproclamé « Processus de Réorganisation Nationale » qui gouverna le pays entre 1982 et 1983 et désigna le général Reynaldo Bignone comme dernier président de la dictature.
Il avait déjà été condamné en 2007 à 25 ans de prison pour séquestrations et disparitions des cinq membres de Montoneros entre 1979 et 1980, lorsque ce mouvement politico-militaire péroniste avait lancé « une contre-offensive » devant la dictature militaire. Dans ce jugement, Nicolaides ainsi que d’autres répresseurs avaient été reconnus coupables d’associations illicites, de privation de liberté, contraintes illégales, séquestrations, tortures et disparitions.
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