Un blocage massif a empêché hier la distribution dans la capitale et le Grand Buenos Aires du journal Clarín. Ce dernier est revenu aujourd’hui dans les kiosques avec une double première page : une Une blanche, suivie de la couverture habituelle, dans laquelle les manifestations occupaient une bonne partie de l’espace.
Le premier titre explique que la manifestation des employés et syndicats de camionneurs a duré plus de 12 heures et a empêché la sortie de Clarín et d’Olé. Cela a provoqué la réaction des forces politiques de l’opposition, des entrepreneurs dirigeants, des responsables de la culture, du sport et du spectacle, qui ont condamné le blocage de la centrale d’impression du journal. L’article souligne aussi que le gouvernement n’a pas réagi et a minimisé l’épisode, qui, d’après les dirigeants du groupe, a eu un impact sur la presse mondiale. Rappelons que Clarín est un quotidien particulièrement opposé au Gouvernement national actuel.
Hier soir, le ministre de l’intérieur, Florencio Randazzo, a été l’unique fonctionnaire national qui a fait référence au blocage, mais il ne l’a pas condamné. Il a stipulé qu’il n’y avait “aucune situation qui attente à la liberté de presse” et qu’il s’agissait d’un conflit interne”.
Le groupe Clarín prévoit un recours en justice pour obstruction aux publications, interruption des médias et pour la perte des recettes que cet épisode a engendré.
Source : La Nación
0 réaction(s)