Felipe Noble Herrera et sa soeur Marcela ont accepté de se soumettre volontairement à une analyse de sang qui permettra de déterminer s’ils sont ou non les enfants de disparus de la dernière dictature.
Ils ont communiqué au tribunal en charge de l’enquête qu’ils souhaitaient privilégier la santé de leur mère Ernestina Herrera de Noble, propriétaire du plus grand groupe multimédia du pays, Clarín. Le groupe maintient son opposition au gouvernement de Cristina Kirchner et la question de l’origine du frère et de sa sœur a alimenté cette opposition.
Tribunal de Buenos Aires - Photo : barbutti
Héctor Silva, avocat de la famille, précise qu’il s’agit d’une décision personnelle et que l’objectif des enfants est d’en finir avec cette histoire qui a causé d’énormes souffrances, aussi bien à eux qu’à leur mère qui a eu des problèmes de santé importants suite à cette procédure.
L’avocat des enfants ajoute qu’il s’agit d’un process très complexe dont les questions politiques se mêlent aux questions juridiques. « Le droit à l’identité est un droit personnel et personne ne peut, à par eux, prendre cette décision, et dans cette situation ils ont fait prévaloir les intérêts familiaux. »
La présentation des résultats devant le tribunal devrait avoir lieu dans deux ou trois semaines au plus tard. Le sang des enfants sera comparé à la Banque Nationale des données génétiques. L’avocat a demandé que soient mis à disposition les prélèvements génétiques qui existent dans cette banque de données pour pouvoir faire éventuellement une contre-expertise et éliminer tous risques d’erreur. Il ne souhaite pas que 10 ans après le procès, des doutes planent encore…
Source : ADN voluntario para los hijos de la directora del diario argentino Clarín
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