Ce 18 juillet 2011, l’Argentine se remémore l’attentat de l’AMIA (Asociación Mutal Israelita de la Argentina), la communauté juive, qui avait fait perdre la vie à 85 argentins et blessé des centaines de personnes.
Cet anniversaire est d’autant plus important que le crime n’est toujours pas puni. En effet, le pire attentat terroriste entrepris contre l’Argentine demande de la patience au service de recherche de la justice argentine par manque d’appui international.
Le 18 juillet 1994, l’attentat était qualifié « d’acte antisémite » mais il semble avoir été entrepris plus contre l’Argentine et les citoyens argentins.
Hommage en 2010. A droite, Guillermo Borger, Président de la AMIA. Photo : Mauricio Macri
La Justice a accusé des fonctionnaires et ex-fonctionnaires iraniens et demandé leur arrestation à Interpol. Cependant, l’Iran a rejeté ces accusations (même si Mahmud Ahmadinejad a promis avant-hier de « coopérer avec le gouvernement argentin pour que la lumière se fasse » à propos de l’attentat.) En revanche, la Bolivie, pays proche de l’Argentine, a reçu officiellement il y a moins d’un mois, le ministre de la Défense iranien, Ahmad Vahidi, une des personnes suspectées par la Justice argentine.
Cette fête permet pourtant de partager la douleur des familles et de revendiquer la fureur des citoyens à la vue de l’avancement du jugement. Selon La Nación : « La non-punition de cet acte comme celui de l’explosion de l’Ambassade d’Israel, est connue comme une invitation à recommencer l’attentat ». Si bien qu’aujourd’hui, des personnes attisant le culte antisémite, comme Luis D’Elia, arrivent à dire qu’il s’agirait d’un auto-attentat de l’AMIA.
La Présidente Cristina Kirchner a déjà demandé avec ferveur la comparution des suspects iraniens à l’Assemblée des Nations-Unies. Et, avec espoir, comme chaque anniversaire, la clameur des argentins demandant la justice se fera entendre aujourd’hui.
Au Centre Culturel de Recoleta, vous pouvez actuellement voir dans la galerie des travaux d’artistes décrivant ce jour du 18 juillet 1994 sous forme de planches de bande-dessinée.
Source : « AMIA: 17 años sin justicia »
No Responses (yet)
Stay in touch with the conversation, subscribe to the RSS feed for comments on this post.