Le discours de la Présidente argentine, hier, devant l’assemblée générale de l’ONU, fait aujourd’hui la une de presque tous les journaux argentins, mais les thèmes retenus et les points de vue adoptés sont, eux, très différents.
Les journaux qui mettent l’accent sur le problème des Malouines (La Nacion, Tiempo Argentino, Ambito Financiero, El Cronista, BAE, Crónica y Libre) sont nombreux, mais d’autres préfèrent se concentrer sur la question palestinienne (Página12 et Clarín en font même leur thème de la journée) ou même la possibilité de reprendre le dialogue avec l’Iran (Buenos Aires Herald, second titre de Clarín).
Ces nuances dans des titres faisant pourtant référence à un même évènement sont révélatrices des différences de positionnement. Ce qui est, pour La Nación, « la Présidente menace de suspendre les vols en direction des Malouines » devient, pour Tiempo, « Ferme réclamation de Cristina à l’ONU en faveur des Malouines ». La Nación explique que si elle décidait de revoir le traité de 1999 sur les vols vers les Malouines, Cristina Kirchner « exercerait le seul moyen de pression concret que possède aujourd’hui la diplomatie argentine sur l’administration britannique des îles. Rien ne préoccupe plus les habitants que de perdre les connexions avec le continent. » Si cela se concrétisait, leur situation ressemblerait à la vie précaire post-guerre.
Rafael Bielsa explique, dans le Tiempo, que depuis 2003, la politique extérieure a conservé une cohérence inédite dans l’histoire argentine. Jorge Taiana rappelle que ces accords ont été pris pour faciliter le rétablissement du dialogue entre l’Argentine et la Grande Bretagne et que, comme cela a échoué et qu’ils ne sont utilisés que de façon unilatérale au bénéfice des britanniques, l’Argentine a le droit et le devoir de les modifier.
En ce qui concerne la position officielle à propos de la Palestine, pour Clarín, « le message de la Présidente marque son désaccord avec l’Etat juif ». La Nación souligne que Cristina a demandé la reconnaissance de l’Etat Palestinien, ce qui montre sa dissidence par rapport aux positions de Barack Obama.
Source : Por Malvinas y Palestina, Cristina se quedó con casi todas las tapas
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