Situé à l’extrême nord-est de la province de San Juan, à quelques 330 km de la capitale provinciale San Juan, le parc d’Ischigualasto est aujourd’hui inscrit au patrimoine mondial de l’humanité. Cette vallée quasi désertique de 63 000 hectares, aux formations rocheuses exceptionnelles, tant sur le plan des paysages que d’un point de vue paléontologique, mérite, c’est certain, son surnom lunaire. Face à la vue saisissante, il est difficile d’imaginer que l’endroit regorgeait de vie il y a 200 millions d’années !
Photo : Pablo BD
Histoire
Le parc d’Ischigualasto tire son nom d’un mot Quechua signifiant « endroit où se pose la Lune ». Face à la vue à couper le souffle, vous comprendrez sans conteste cette origine. L’endroit, il y a de cela quelques millions d’années, a accueilli des invités de marque : les dinosaures, et ceux-ci y ont laissé de nombreuses traces, pour la plus grande joie des paléontologues. Ischigualasto est en effet le vestige d’un immense bassin sédimentaire datant de l’ère triasique. Les strates sédimentaires, nées de l’accumulation de restes animaux et végétaux, furent ramenées à la surface lors de la création de la cordillère des Andes il y a 65 millions d’années. Ici, les vestiges de l’époque des dinosaures sont partout : on y a découvert l’Eoraptor lunensis, le dinosaure le plus ancien du monde et rien qu’en 2006, 18 fossiles entiers ont été retrouvés. Un musée présent sur le site décrit l’histoire du lieu, le déroulement des fouilles et les caractéristiques de géants disparus.
Géographie
Aspect chaotique, gigantisme des formes géologiques… La vallée constitue un paysage étrange, désert et minéral, où la rareté de la végétation, la variété des couleurs des sols, et les formes capricieuses des montagnes, émerveillent. Le climat est aride à semi-désertique et les conditions extrêmes puisqu’on peut facilement passer de 60 degrés le jour à 10 degrés la nuit en plein été. Les rares animaux qui peuplent la vallée sont des guanacos, des hurons, des renards, mais aussi des oiseaux comme le nandou et l’aigle.
Photo : Mazzali
Visites
Si le parc a sans conteste une grande importance scientifique, c’est aussi un lieu touristique. On peut le parcourir sous forme de visites guidées de 4 heures environ, dans des véhicules particuliers, et sous la direction d’un guide du parc, qui définira les arrêts et donnera toutes explications utiles concernant le site visité.
Mais d’autres formules existent également : en randonnée ou à vélo par exemple.
Merci pour cet article qui nous fait voyager, rien qu’en le parcourant!