On a d’abord cru qu’il s’agissait de simples lagunes salées, aux couleurs impressionnantes et aux reflets envoûtants. Mais les yeux de mer sont bien plus que cela. Là, à 4000 mètres d’altitude, au beau milieu de la Puna, vivent des stromatolites, minuscules microbes et bactéries qui existaient déjà il y a plus de 3 milliards d’années.
Photo : Kevin Jones
Le laboratoire d’Investigations Microbiologiques des Lagunes Andines (LIMLA) a commencé ses recherches il y a 16 ans, pour étudier les microorganismes vivant dans les écosystèmes extrêmes de la Puna. En effet, les conditions qui règnent à cette altitude, où la radiation des ultraviolets solaires, la salinité et le taux d’arsenic sont très importants, sont très proches de celles de la Terre il y a 3500 millions d’années.
A cette époque, et aujourd’hui encore, les stromatolites, agroupements de microorganismes et d’algues liés à des formations de calcaire, permettaient de modifier, petit à petit, l’atmosphère terrestre. Les algues se chargaient de la photosynthèse, les autres bactéries recyclaient les nutriments minéraux. Comme la vie, dans les premières années de la Planète, était très difficile, car il n’y avait ni oxygène ni couche d’ozone, ces différents types de bactéries ont formé des colonies, et se sont mises à capter le dioxyde de carbone pour le transformer en oxygène. Avec l’oxygène est apparue la couche d’ozone, et avec elle la vie s’est développée et diversifiée.
Au fur et à mesure de la transformation de la Terre et de sa stabilisation, les stromatolites ont disparu. La plupart forment aujourd’hui des montagnes de fossiles mais peu sont les endroits où ils sont encore vivants (Yellowstone, USA, Australie, Mexique et Chili).
Photo : Kevin Jones
Cette découverte ouvre la voie à l’étude de la vie sur d’autres planètes. Atacama et la Puna sont, par exemple, les lieux de la Terre où les conditions sont les plus similaires à celles de la Planète Mars. Ainsi, le département astrobiologiques de la NASA travaille de près avec LIMLA.
Au beau milieu des montagnes et d’un désert de sel, à deux pas de Tolar Grande, un village minuscule dont les habitants sont adorables et souriants, les yeux de mer participent à la beauté des paysages. Et le fait que des organismes primitifs les peuplent ajoute à la singularité de l’endroit.
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Source : Ojos de Mar en Tolar Grande,un ecosistema único en el mundo
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