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La tentation de vivre en vacances…

Un voyage de quelques jours peut réveiller, chez tous les membres de la famille, l’envie de rester pour toujours. Pourquoi ne resterions nous pas vivre ici ? La question surgit forcément à un moment ou à un autre des

Photo : tiarescott

Chez les plus petits, la question se pose toujours après qu’ils ont identifié les 3 données nécessaires pour se sentir à la maison : l’endroit où ils mangent, l’endroit où ils dorment, et l’endroit où se trouve le reste de la famille. Ces 3 données vitales réglées, tout s’éclaire et devient une certitude : l’endroit est plus beau, les heures de la journée se multiplient pour pouvoir faire plein de choses, et le temps file, les gens sont de meilleure humeur, et même les parents ont cessé d’être grognons et se sont transformés en personnes qui pensent, qui écoutent et qui rient. Oui, ils semblent presque humains.

Non seulement le paysage et la routine ont changé, mais en plus, l’activité principale des journées classiques, celle de rester vissé sur sa chaise de classe à l’école, a disparu !

Ça, c’est ce que pensent les enfants, parce qu’ils sont petits et qu’ils n’en savent rien. Parce qu’ils croient que l’argent pousse sur les arbres et que l’on peut vivre de chasse et de pêche dans cet endroit paradisiaque (il suffit d’une mer, d’un fleuve, d’un lac, d’une piscine, d’une flaque, ou même d’un peu de boue). Rien à voir, c’est impossible.

Mais ce qui est vrai, c’est que les enfants ne se ressemblent pas, ici. Ils jouent beaucoup plus, alors qu’ils n’ont pas leurs jouets. Et le soir, ils sont si fatigués qu’ils n’ont même pas le temps de regarder la télé. On a croisé les doigts, mais ils ont fini par arrêter de réclamer leur ordinateur, leur Playstation ou leur Wii. Ce n’est pas la même chose, mais ces derniers jours ils ont appris plus que toute cette année à l’école. Ils écoutent, hypnotisés, les explications de la guide sur l’histoire du lieu, la raison pour laquelle les choses se sont passées ainsi, et ils posent des questions encore et encore.

Et en plus, on en est au 6e livre! A la maison, nous arrivons à peine à en lire 2 ou 3 par an. Bon, c’est vrai, nous avons un peu grossi. Mais quand retournons-nous dans ce délicieux restaurant ? Tout est si bon ici. Les légumes ont un goût de terre et de soleil, et il y a toujours une excuse pour un bon barbecue.

Photo : Glace

En fait, ce qui se passe, c’est qu’ici, il n’est pas difficile de se sentir bien. Cela fait seulement quelques jours que nous sommes là mais déjà, nous ne pouvons sortir sans saluer chaque personne qui croise notre route. Quand on pense que l’on ne connaît même pas le nom de la majorité de nos voisins de plaliers… Ici, tout parait plus simple.

Cela semble ridicule, mais depuis que nous sommes passés devant cette maison en vente, nous nous imaginons sans cesse nous y installer : l’un travaillerait ici, l’autre là, les enfants dans cette école et… Absurde !

La vérité, c’est que ce n’est pas pareil, rester quelques jours ou toute l’année, avec les journées courtes de l’hiver et sans les commodités d’une grande ville. Pourtant, cette famille que nous avons rencontrée l’autre jour l’a fait, tout quitter et venir s’installer ici. Elle semble plus qu’heureuse…

Mais non, faut qu’on arrête de rêver ! Ah mais quand même, l’Argentine… Vous verrez, vous serez tenté !

Source : La tentación de vivir de vacaciones


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