Née en 1902 à Moisés Ville, dans la Province de Santa Fé, Micaela Feldman Etchebéhère est une figure de l’histoire argentine, bien qu’elle soit plus connue pour ses actions en Europe, et particulièrement en Espagne. Venez découvrir la vie de cette révolutionnaire au parcours atypique !
Source - photo : Recuerdos de Pandora
Biographie
Fille de juifs russes ayant fuit les pogroms (massacres des peuples juifs de Russie), Micaela Feldman, ou Mika, étudie l’odontologie à Buenos Aires. Lors de ses années universitaires, elle devient rapidement une militante active de divers groupes politiques communistes, anarchistes et socialistes. C’est dans ce cadre qu’elle rencontre celui qui deviendra son mari, Hipólito Etchebéhère, étudiant en ingénierie d’origine française. En 1924, ils intègrent tous deux le parti communiste argentin (PCA), dont ils sont exclus deux ans après notamment du fait de leur opposition aux tendances stalinistes du parti et à leur sympathie affichée pour Trotski.
Le voyage en Europe et l’affirmation de son action politique
En 1931, le couple part pour l’Europe pour rejoindre des groupes révolutionnaires. Après plusieurs pays dont la France et l’Allemagne, Mika et Hipólito arrivent en Espagne en 1936 - au début de la guerre civile qui s’étendra jusqu’en 1939 - et rejoignent le POUM (Parti Ouvrier d’Unification Marxiste) qui lutte contre le général Franco. Malheureusement, un mois plus tard Hipólito meurt au combat, plongeant Mika dans un grand désarroi.
L’engagement dans l’Armée républicaine espagnole
Pourtant, Mika refuse de se laisser abattre et parvient à obtenir le grade de capitaine dans l’armée républicaine, grâce à son courage et à son humanitarisme. Elle est la première femme (étrangère de sucroît) à occuper ce poste et à se faire une place dans ce milieu très masculin, ce qui lui vaut le surnom de « Capitana ». Micaela demeure en Espagne jusqu’à la fin de la guerre, puis retourne à Paris et enfin à Buenos Aires jusqu’en 1946. A partir de cette date et jusqu’à sa mort en 1992, elle vit à Paris et continue de s’impliquer dans de nombreux évènements politiques : elle soutient par exemple le mouvement de Mai 68. En 1975, elle publie Ma guerre d’Espagne à moi, témoignage poignant de la guerre de 1936-39.
Pour en apprendre plus sur la vie de Micaela Feldman Etchebéhère, vous pouvez lire la biographie publiée en 2012 Elsa Osorio, intutilée La Capitana.
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