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Astor Piazzola : Le révolutionnaire du tango

Astor Pantaleón Piazzolla est un compositeur argentin, considéré comme un des meilleurs musiciens de tango du 20ème siècle.

Source - Photo : commons.wikimedia.org

Biographie d’Astor Piazolla

Astor Pantaleón est né en 1921 dans la ville de Mar del Plata, lorsque ce port de pêche de l’Atlantique, situé à 420 kilomètres au Sud de Buenos Aires, était encore une station balnéaire aristocratique. En 1924, il quitte son Argentine natale et part vivre avec ses parents à New York.

En 1932, il compose son premier « La Catinga », qui n’a jamais été diffusée et il joue dans le film « el día que me quieras », aux côtés de Carlos Gardel.

En 1938, il arrive à Buenos Aires et est intégré au groupe d’Aníbal Troilo. En 1944, Astor abandonne Troilo pour diriger l’orchestre du chanteur Francisco Fiorentino. La rencontre entre le chanteur à l’immense renommée et le musicien au talent unique et à l’énergie sans limite ne pouvait qu’être concluante…

En 1946, peu après cette expérience, Astor lance son propre orchestre toujours fidèle aux canons traditionnels du genre. Jusqu’en 1948, il enregistre 30 chansons.

Les années 80 seront ses années de consécrations! Les demandes affluent, il écrit même des musiques de films (L’Armée des douzes singes) et son « tango nuevo » gagne toutes les consécrations même s’il doit lutter sans cesse contre un pléthore de détracteurs.

Il meurt en 1990 suite à une attaque cérébrale à Buenos Aires. Aujourd’hui on peut se rendre à la fondation Piazzolla ainsi qu’à la salle de spectacle du même nom en plein coeur de Buenos aires ! Cette dernière offre un dîner-spectacle dont vous ressortirez enivré à coup sûr…

Le : des innovations qui soulèvent la critique

Il est un des musiciens de tango les plus importants du 20ème siècle. Mais ce n’est pas pour autant qu’il n’a pas été critiqué.

C’est auprès de la compositrice et directrice d’orchestre française Nadia Boulanger (1887-1979) qu’il étudie l’accordéon, l’harmonie et la classique et contemporaine. Les innovations qu’il apporte au tango, concernant le rythme, le timbre ou l’harmonie, suscitent de nombreuses critiques des tangueros orthodoxes de la « Guardia Vieja ». Les années suivantes, il reçoit cependant le soutien d’intellectuels et de musiciens de rock.

Dans les années 50 et 60, les tangueros orthodoxes qui le considéraient comme « l’assassin du tango », vont même jusque décréter que la musique de Piazzola n’est pas du tango. A cette époque, ses œuvres ne sont pas diffusées par les stations de radio, les maisons de disque refusent de lui faire signer un contrat. Aux yeux de tous, il est un « snob » irrespectueux qui compose de la musique hybride, remplie d’harmonies dissonantes.

Mais Piazolla répond, peu soucieux des critiques, qu’il s’agit « de la musique contemporaine de Buenos Aires », d’un tango nouveau et libéré. Et c’est bien cela qui aura fait la célébrité de cet inoubliable musicien de tango…

Aujuord’hui, c’est plus de quarante morceaux de tango, une fondation, une salle de spectacle et un orchestre.

Laissez vous séduire par la sensualité de cette musique en assistant au dîner-spectacle au Piazzolla : l’agence Equinoxe l’organise pour vous, ICI.

Posted in Arts et architecture, Grands personnages argentins.

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