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La Usina Del Arte : Un bâtiment culturel au passé industriel

Lieu fondamental de culture, bâtiment haut en couleurs et ancienne usine d’électricité : zoom sur la Usina del Arte. Située dans le quartier de , la Usina del Arte a été initialement construite pour la « Companía Italo-Argentina de Electricidad », selon le projet de l’architecte J. Chiogna.

Source - Photo : Gobierno de la Ciudad de Buenos Aires

Historique de L’Usine

Elle a été mise en service au début de l’année 1916. Elle approvisionnait en énergie électrique des usines installées dans la ville qui se développaient rapidement, mais aussi les réseaux ferroviaires du tramway.

L’usine fournissait, pendant de nombreuses années, des emplois à la main d’oeuvre du quartier. Après sa vente à l’Etat, l’entreprise SEGBA y a été incorporée puis elle fut transférée à l’usine métallurgique ACINDAR. En 1997, elle fut liquidée suite à la privatisation des services d’électricité et ses installations furent démantelées et vendues.

Finalement, le Gouvernement de la Ciudad de Buenos Aires a acquis ce bien avec l’idée de sauvegarder cet établissement de « grande valeur patrimoniale, culturelle et architecturale », et de revitaliser le quartier stratégique de Puerto Madero pour doter la ville de Buenos Aires d’un nouveau centre culturel au profil international.

Un siècle après la première “naissance” de l’, la restauration du bâtiment rend aux porteños un établissement emblématique, dont le patrimoine était sur le point d’être irrécupérable et qui, aujourd’hui, s’est transformé en un centre culturel multidisciplinaire. En effet, l’usine occupe une superficie de 7500m2, son et ses matériaux viennent d’un palais florentin.

L’unique défi auquel se sont confrontés les ingénieurs Rafael Quintana y Gustavo Basso fut le bruit venant de l’autoroute Buenos Aires – La Plata. Ils insonorisèrent donc l’espace avec des doubles vitrages et des cloisons (afin également d’améliorer l’illumination naturelle).

La Usina del Arte

En 2013, l’Usine compte de nouveaux espaces : une salle multi-usages et une « Sala de Camára ». Pendant la première année, l’auditorium symphonique, la salle labyrinthe (expositions d’arts visuels) et la salle principale (un espace capable d’héberger des spectacles musicaux et de danse) se sont ouverts. L’objectif fondamental du centre culturel est de présenter une vue d’ensemble des arts et faire briller la force industrielle d’antan. La première année, on y réalisa plus de 100 spectacles gratuits (performances musicales, danse, théâtre, orchestres et chorales de jeunes).

En 2012, l’Usine s’est transformée, pour la première fois, en siège de festivals de Tango et de Jazz, et en 2013, elle a accueilli les « Milongas de Verano » de la ville. Il y a eu également des expositions de photos et d’art. Chaque semaine, on peut participer à des visites guidées qui contextualisent la mise en valeur du patrimoine de la Usina del Arte avec une perspective historique.

Le coeur de la Usina del Arte est son auditorium, l’unique salle de de la ville créée spécialement pour l’écoute de musique symphonique. Son acoustique mérite un chapitre spécifique. En effet, l’épaisseur d’un mètre des murs de brique de l’ancienne compagnie d’électricité contribue à la diffusion du son en haute fréquence. De plus, l’auditorium n’a pas de cables, de microphones, ni d’amplificateurs afin que les auditeurs aient une connexion plus directe avec les instruments, les mélodies et les intensités.

Patrimoine Architectural & Culturel

Le phénomène de “recyclage” commence en 2008 sous la coupe du Ministère de Développement Urbain et la direction de l’architecte Jorge Sábato (connu pour avoir restauré de nombreux édifices tels que le « Aromoryon Park » à New York, le « Radial System » à Berlin ou le « 104″ à Paris) et consiste à réhabiliter d’anciens bâtiments industriels afin de créer de nouveaux espaces à des fins artistiques. Leur identité architecturale est ainsi respectée et mise en valeur.

La couleur de terre-cuite de la façade fut retravaillée et le marbre de Carraca récupéré. On y a garda certains détails originaux (les chapiteaux et le pavé), et ses traits industriels (la grue et la voie de transport qui permettait de rapprocher le combustible de l’usine). De plus, le bâtiment se détache aussi par sa tour munie d’une horloge qui donne sur l’avenue Pedro de Mendoza et qui peut se voir de loin, spécifiquement depuis le viaduc de l’autoroute Balbín qui relie Buenos Aires à La Plata.

Pour plus d’informations : Ici.

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Posted in Arts et architecture, Buenos Aires : Capitale.

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