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Le cinéma Argentin

La production cinématographique argentine n’est pas seulement l’une des plus dynamiques d’Amérique centrale et du Sud: depuis la fin de la dictature militaire en 1983, elle a acquis une dimension internationale.

Photo : Flick - Eduardo Zarate

Un peu d’histoire

Le premier film argentin fut La Bandera Argentina, réalisé en 1897. Le cinéma argentin est issu d’une longue tradition, alternant entre âges d’or (années 30-50) et phases de plus grande discrétion, lorsqu’il a souffert de la fuite de ses esprits créatifs pendant les dictatures, ou lorsque les industries cinématographiques du Mexique ou encore du Brésil rayonnaient à l’international et lui faisait de l’ombre. Toutefois, depuis la fin de la censure de la dictature, il vit un renouveau incroyable, en témoigne la nouvelle vague de réalisateurs audacieux, tant sur la forme que sur le fond.

L’Argentine offre deux grands rendez-vous annuels aux cinéphiles :

- Le Festival International de Cinéma de Mar del Plata, créé en 1954, festival de rang « A » (comme ceux de Berlin, Cannes, Venise) qui possède un prix dédié aux productions latino-américaines.

- Le BAFICI (Festival du cinéma indépendant de Buenos Aires) : le plus gros festival du cinéma indépendant du continent, largement reconnu internationalement aussi.

Voici un petit aperçu de quelques grands films de l’histoire cinématographique argentine:

  • L’Histoire officielle (1985) de : ce film raconte un des épisodes les plus polémique de la dictature militaire argentine, l’adoption d’enfants de parents morts durant la « guerre sale », par ceux mêmes qui furent responsable de ces disparitions. L’Histoire officielle a remporté l’Oscar du meilleur film étranger en 1986 et le prix d’interprétation féminine à Cannes en 1985.
  • Mission (1986) de : ce film s’inspire de la colonisation au 18ème siècle en Amérique Latine par l’Espagne et le Portugal qui se disputent ces territoires. Mission a été nommé 7 fois aux Oscars et a obtenu en 1986 la Palme d’Or du Festival de Cannes.

Lucrecia Martel - Agence de voyage Equinoxe Argentine Buenos Aires - Photo : Gabriel Marchi

  • La Ciénaga (2001) de Lucrecia Martel : dans ce premier long-métrage, Lucrecia Martel filme à la manière d’un documentaire le malaise d’une famille bourgeoise en vacance à Salta, qui s’enlise et stagne dans la (« ciénaga » signifie marécage en espagnol). Ce film est l’un des plus représentatifs du renouveau du style cinématographique argentin, et d’une réflexion menée depuis les années 90, aussi bien sur l’aspect esthétique que sur la construction de la trame narrative d’un film. A New York, La Ciénaga a été élu meilleur film latino-américain de la décennie 2000 par 35 professionnels du cinéma.
  • Bombon el perro (2004) de : ce film raconte comment un chien change la vie d’un homme désespéré dans une Argentine en crise. Plus que l’histoire c’est l’ambiance du film qui a été salué: Bombon el perro a obtenu le prix de la Critique internationale à San Sebastian en 2004 et le prix de la Critique argentine en 2005.

Quelques stars du :

- Ricardó Darin (article consacré ici).

- Gastón Pauls, acteur et producteur très influent, né en 1972.

- Guillermo Francella, acteur et comédien argentin très populair, né en 1955.

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  1. Cinéma argentin : le succès de “Carancho” | Argentine Info linked to this post on 21/07/2010

    […] à l’écran, sera sans doute un des plus grands suc­cès de l’année, et c’est encore une bonne nou­velle pour le cinéma argen­tin. Carancho (qui est le nom d’un oiseau de proie) a déjà attiré dans les salles plus de 600.000 […]



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