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Notre ami le lama (et ses cousins la vigogne, l’alpaga et le guanaco)

Le lama (llama en Argentine - prononcez « chama ») est un caractéristique de la faune argentine. Toutefois, la popularité de ce dernier dans le monde a tendance à occulter l’existence de 3 autres espèces voisines, appartenant elles aussi à la famille du : , alpaga et . Ces dernières sont de même très présentes en Amérique du Sud, et notamment en Argentine. Intéressons-nous au pelage de ces chères créatures, et essayons d’y voir un peu plus clair.

1) Le lama (descendant du guanaco)

Photo : bourriquet.centerblog (les petits bandeaux permettent d’identifier les propriétaires)

Impossible de ne pas le connaître, c’est une star dans nos contrées. Le lama est de type camélidé et a été domestiqué, contrairement aux guanacos et vigognes. Il fait parti de la mythologie Inca et apparait sur certaines oeuvres des civilisations pré-colombiennes.

Le lama s’exprime par toute une gamme de sons, qui peuvent traduire la tristesse, la mise en garde de ses congénères contre un danger supposé, l’hostilité vis-à-vis d’un rival, voire la satisfaction sexuelle. Oui, le lama crache souvent sur ses congénères pour se défendre, que ce soit de la salive ou des fluides gastriques qu’il a fait remonter (plus rare), toutefois les cas de crachats sur des hommes sont en réalité très rares !

Le lama a une espérance de vie située entre 10 et 20 ans et ne peut porter qu’une vingtaine de kilos, d’où le fait qu’on ne puisse le chevaucher ! (Oui oui, nous aussi on en rêvait…)

2) Le guanaco

Photo Guanaco - Wikipédia

Moins connu car non domestiqué par l’homme, le guanaco est pourtant très présent dans l’altiplano Sud-Américain. On estime qu’il y avait environ 50 millions de guanacos dans le monde en 1800 ! Cet animal proliférait véritablement en Amérique du Sud, mais désormais il n’en reste qu’environ 500 000, même si l’espèce n’est pas considérée comme menacée.

3) La vigogne

Photo : Vigogne - Wikipédia

Aaah, qui n’a jamais rêvé d’avoir une petite vigogne de compagnie étant petit… Personne enfaite, puisque la vigogne n’est pas non plus très connue. Et pourtant, sa est d’une qualité exceptionnelle, c’est même « la meilleure du monde » puisqu’elle est bien plus douce que le cachemire, l’angora ou encore le guanaco. Elle est utilisée pour fabriquer des vêtements de luxe et n’est pas teinte pour conserver sa douceur extrême. L’animal appartient lui aussi à la famille des camélidés. C’est le plus petit de la famille, sa tête ne dépassant pas les 1,50 mètre de haut. Il habite les hauts plateaux et déserts de la Cordillère des , entre 3500 et 5800 mètres d’altitude ! Il y avait 1,5 millions d’individus pendant l’ère Inca, mais à cause de l’homme l’espèce a failli s’éteindre au XXème siècle. Pour empêcher cela, une loi promulguée en 1965 interdit strictement de tuer une vigogne (certaines chasses sont organisées mais on relâche ensuite les proies).

4) L’alpaga (descendant de la vigogne, et non du guanaco comme on le pensait jusqu’à récemment)

L’alpaga est souvent distinguable du lama par son pelage plus touffu. Il offre lui aussi une excellente laine et c’est pour cela que de nombreux élevages d’alpagas existent un peu partout dans le monde. Une tonte d’un adulte permet d’obtenir jusqu’à 2,5kg de laine. Il est lui aussi originaire des Andes et vit jusqu’à 4500 mètres d’altitude.

Voilà ! On espère avoir chassé la confusion de vos cabezas et que vous pourrez désormais facilement reconnaître tel ou tel specimen lors de votre prochain road trip à Salta !

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Posted in Nord-Ouest et Chaco.

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